Sainte-Sophie est le bâtiment le plus emblématique d’Istanbul. Tour à tour basilique orthodoxe, église catholique, mosquée puis musée, l’endroit est chargé d’histoire. Le bâtiment est devenu le symbole des différents conflits ayant traversé la cité plurimillénaires. Dernier conflit en date, la lutte idéologique qui oppose sécularistes et religieux conservateurs en Turquie. Récemment rétrocédée au culte musulman, de nombreuses personnes s’interrogent : pourquoi ce bâtiment est-il si important ? Comment a-t-elle pu changer de statut autant de fois ?

La basilique Sainte-Sophie, œuvre majeure du christianisme orthodoxe devenue mosquée

Edifiée une première fois au IVème siècle, la basilique Sainte-Sophie n’est pas un bâtiment anodin. Premièrement, Hagia Sophia, qui signifie sagesse divine, est construite dans la capitale de l’Empire Romain d’Orient. Certaines sources narrent que ce serait Constantin lui-même qui aurait commandité l’ouvrage dont la construction est achevée sous Constance II. Reconstruite plusieurs fois, l’édifice devient sous Justinien le bâtiment majeur de ville. Siège du patriarcat orthodoxe de Constantinople, l’édifice est également un bâtiment impérial. C’est notamment sous sa coupole que l’Empereur reçoit son titre.

Le bâtiment est durant toute la période de l’antiquité tardive source d’inspiration et d’admiration. Construit en un temps record par 10.000 ouvriers, l’édifice est imposant de par son dôme. Haut de 55 mètres, il est le plus haut dôme au monde au moment de sa construction. Il tiendra ce record pendant un millénaire. On raconte que c’est en écoutant la description de ce lieu que le Grand Prince de Kiev Vladimir embrassa le christianisme. Les slaves suivirent.

Conquête ottomane de 1453

En 1453, lorsque les Ottomans se sont rendus maîtres de l’antique Constantinople, eux aussi ont été émerveillés. Le sultan Mehmet II s’attrista de voir ce bâtiment autrefois si illustre tomber en ruine. Ainsi, il transforma l’édifice en mosquée après l’avoir racheté au patriarcat sur ses deniers personnels. On raconte que celui-ci déclara une fois entré dans l’édifice : « je suis le sultan des musulmans et le César des Rum ».

Ses successeurs prirent grand soin de ce lieu, remplaçant les mosaïques et autres icônes par des versets coraniques et autres décorations. Deux minarets furent érigés. Suleyman le Magnifique fit installer deux grands chandeliers ramenés de sa campagne de Hongrie. Mimar Sinan supervisa la construction des deux autres minarets. Selim II li fit renforcer le bâtiment par des contreforts. Murat III installa deux gigantesques urnes en albâtre pour les ablutions, Mahmut Ier y fit construire une medresa et un endroit réservé à la distribution pour les pauvres. Enfin Abdulmecid fit rénover totalement l’édifice.

Jusque dans les dernières heures de l’empire ottoman, les Turcs étaient attachés à ce bâtiment, cœur spirituel de la cité. Ils l’aimaient au  point où il leur était préférable de le détruire plutôt que de le céder à l’ennemi. Au moment de l’occupation d’Istanbul, le général français  Franchet d’Esperey envoya un bataillon occuper Sainte-Sophie. Son objectif était de la rendre au culte orthodoxe. S’opposa à lui le major Tevfik Bey qui lui fit rebrousser chemin par ses mots : « si vous insistez sur votre tentative, vous verrez ce grand lieu d’adoration s’effondrer sur vous ».

Malgré cet amour, le président Mustafa Kemal transforma la mosquée Ayasofya en musée.

La conversion de la mosquée Ayasofya en musée

 Il est notoire que la conversion de la mosquée Ayasofya en musée est le fait de Mustafa Kemal. Il est également connu de tous que cet acte manifeste la volonté de ce dernier de séculariser la Turquie. En outre, il montre l’attachement de Kemal à l’universalisme occidental. Les circonstances de cette conversion sont moins évidentes. En effet, seule une poignée de personnes organisa la transition, sans concertation aucune.

Thomas Whittemore, le découvreur des mosaïques byzantines

Effectivement, la conversion d’Ayasofya est notamment le fait de l’influence d’un archéologue américain passionné d’art byzantin, Thomas Whittemore. Le 12 juin 1929, il fonde avec sept autres américains l’Institut Byzantin d’ Amérique. Whittemore savait se faire apprécier dans le milieu aristocratique. C’est ainsi qu’il se rapprocha de l’ambassadeur américain Joseph Grew. Celui-ci le recommanda alors auprès des officiels turcs pour mener des fouilles archéologiques.

Le 7 juin 1931, Mustafa Kemal et Ismet Inönü publient une décision unique. Ils autorisent Whittemore à découvrir les mosaïques byzantines enfouies sous le plâtre de la mosquée Ayasofya. Cette décision fut accueillie avec joie en Occident. Toutefois, elle avait été cachée aux journaux turcs qui ne l’apprirent que deux mois plus tard. Ainsi, cette nouvelle provoqua l’inquiétude des musulmans. Le parti au pouvoir tenta de rassurer comme il peut. 

Cette année-là, il découvre ses premières mosaïques dans les couloirs. La mosquée était encore ouverte et il ne pouvait pas encore accéder à celles qui étaient à l’intérieur de l’espace de prière. Afin de les découvrir, il se rendit auprès de Mustafa Kemal pour obtenir son autorisation de fermer temporairement l’édifice. C’est à ce moment-là qu’il exposa au président Turc son idée de transformer Ayasofya en musée. Whittemore raconte :

« Sainte-Sophie était une mosquée le jour où je lui ai parlé. Le lendemain matin quand je suis allé à la mosquée, il y avait un écriteau « Le musée est fermé » écrit de ses mains ».

Thomas Whittemore

Mosquée Ayasofya

Thomas Whittemore en train de restaurer les mosaïques byzantines recouvertes de plâtre 

La décision du 24 novembre 1934

La procédure de la conversion de la mosquée en musée fut entamée en 1934. Le 25 aout, le ministre de l’éducation Abidin Ozmen adressa une lettre au bureau du premier ministre. Dans les deux jours qui suivirent, le premier ministre créa une commission pour plancher sur le sujet. La lettre d’Ozmen disait : «Suite à la grande commande verbale que j’ai reçue, je présente par la présente une copie de la commande qui exige la planification de la mise en musée de la mosquée Sainte-Sophie». 

En 1949, Ozmen alors à la retraite expliqua les détails de cette affaire au directeur du musée Sainte-Sophie, Muzaffer Ramazanoglu : «Il a été dit de manière académique, principalement par Ataturk, qu’au lieu de le garder comme quelque chose [qui] n’appartient qu’à une seule religion, transformer Sainte-Sophie en un musée ouvert aux visiteurs de toutes les nations et religions conviendrait ». Le 24 novembre 1934, Mustafa Kemal décréta la transformation de l’édifice en musée. Retirés aux turcs, l’édifice fut officiellement « offert à l’humanité ».

Cette décision unilatérale choqua tout le monde. Journalistes, imams, monsieur tout le monde. Le quotidien kémaliste Cumhuriyet écrivit même : «Nous devons admettre que nous continuons à nous étonner en lisant les journaux, qui rapportent que Sainte-Sophie sera organisée en musée. Nous nous posons constamment cette question: quel musée? Ayasofya elle-même est le plus beau musée, et même seul est un meilleur monument historique. Nous ne pouvons pas comprendre la conversion de ce monument en musée ». A ce titre, Kemal fit retirer les panneaux circulaires calligraphiés

La transformation d’un des bâtiments les plus importants d’Istanbul a crispé la société turque. C’est pourquoi une part très importante de la population n’a pas cesser de militer pour la ramener à son statut initial.

Le retour de la basilique Sainte-Sophie à l’Islam

La volonté de restituer Ayasofya à l’islam ne date pas de la présidence de l’actuel président Erdogan. En effet, la conversion de l’édifice en musée a toujours affecté profondément les musulmans Turcs. Cela malgré le totalitarisme  et la volonté de sécularisation du régime kémaliste qui auraient souhaité le contraire. De nombreux imams et poètes prirent position sur le sujet, dénonçant l’injustice et l’iniquité de cette décision arbitraire. La classe politique se mobilisa également. Aussitôt qu’une fenêtre d’expression politique était entrouverte, une partie des acteurs politiques manifesta l’attachement de l’édifice à la culture islamique.

Réintroduction des signes religieux islamiques

Ainsi, dès 1951, le premier président élu démocratiquement Adnan Menderes fit réintroduire les panneaux circulaires calligraphiés enlevés en 1934. Le coup d’Etat militaire du 27 mai 1960 stoppa cet élan la décennie suivante. Une tradition populaire raconte que le théologien Said Nursi s’était rendu le 27 décembre 1959 à Ankara. Ce jour-là, il adressa une lettre au président Menderes dans laquelle il l’avertit : « Ouvre Ayasofya, sinon tu subiras un coup d’Etat ». Mais la lettre aurait été perdue…

Légende ou pas, la main mise de l’armée n’avait en rien atteint les sentiments de cette partie de la classe politique. Déjà en 1967, le sujet du statut d’Ayasofya était revenu à l’ordre du jour. Cette année-là, le pape Paul VI avait visité l’édifice et s’était agenouillé en signe de prière. Ce geste ne manqua pas d’interpeller l’opinion publique qui y vit une provocation. Si Mustafa Kemal avait décidé unilatéralement d’en faire un lieu neutre, la population turque majoritairement musulmane n’entendait pas laisser la monumentale bâtisse à une autre religion.

Illustration : panneau circulaire calligraphié contenant le nom d’Allah. Retiré en 1934, il fut réintroduit en 1951.

basilique sainte sophie
basilique sainte sophie

“Nous prierons à Sainte-Sophie”

Donc dans les années 1970, de nombreux partis politiques militèrent pour sa reconversion en mosquée. Ainsi, entre 1970 et 1971, le parti de l’Ordre National (MNP) que dirigeait Necmettin Erbakan invita publiquement lors de ses discours publics à venir y prier. Les autorités laïques lui reprochèrent notamment cela et dissolurent le parti l’année suivante. Le 29 mai 1976, à l’occasion de l’anniversaire de la conquête d’Istanbul, le leader du Parti du Salut National (MSP) annonça son intention de prier dans l’édifice.

Cette même année, un grand meeting est organisé sur la place Sultanahmet avec un invité de marque. Cet invité n’est autre que Muhammed Ali, l’ancien champion du monde de boxe. L’année suivante, ce parti que dirigeait le même Necmettin Erbakan organisa un grand meeting à Taksim. L’intitulé de ce meeting qui prit place sur la rive européenne d’Istanbul était : « Nous allons ouvrir Ayasofya ». Cette agitation politique mêlée à l’activisme de nombreuses associations étudiantes et aux prêches des prédicateurs n’empêche cependant pas le Pape Jean-Paul II de visiter l’édifice en 1979.

Réouverture partielle au culte en 1991

Suite au coup d’Etat militaire du 12 septembre 1980 et la dictature qui s’en suivit, les revendications se firent plus discrètes. Mais dans les années 1990, elles revinrent en vogue. En 1991, elles s’invitent même aux élections générales. Ainsi, le Parti du Bien-Être (Refah Partisi) que dirigeait Erbakan inscrit pour l’occasion la conversion d’Ayasofya en mosquée dans son programme officiel.

Toujours en 1991, le président de la République de Turquie Turgut Özal rouvrit au culte musulman une partie du bâtiment. Depuis cette date, les musulmans pouvaient prier dans ce qui était à l’époque ottomane un pavillon réservé aux sultans.  fut dédié au culte, et interdit aux touristes. Tout au long des années 1990, qui marquent l’apogée du Refah Partisi, de nombreux meetings politiques eurent lieu devant l’édifice sur la place Sultanahmet adjacente. 

C’est d’ailleurs à cette époque qu’un refahiste est élu maire de la ville en 1994, un certain Recep Tayip Erdogan. Mais un nouveau coup d’Etat militaire le 28 février 1997 marque un temps d’arrêt dans l’expression de cette volonté de restitution.

Le tournant des années 2010

Les années 2010 marquent un tournant dans la politisation du statut de Sainte-Sophie. En 2006, le pape Benoit XVI se rend dans l’édifice au cours d’une visite médiatique. L’année suivante, un politicien gréco-américain créé le Conseil de Libération d’Agia Sophia. L’objectif de cette organisation internationale était  la restitution de l’édifice au culte orthodoxe. Cette volonté assumée de convertir l’édifice en église prouva aux yeux d’une partie de l’opinion publique et de la classe politique turque que le statu quo n’était plus tenable. 

En 2010, le Parti de la Grande Unité (BBP), scission du parti nationaliste (MHP) demanda au gouvernement de restituer l’édifice à l’islam. Débouté dans sa demande, il incita ses membres à venir y prier. Ceux-ci s’ajoutèrent aux membres du Parti de la Félicité (SP) d’Erbakan qui tout au long des années 2000 militaient pour la même cause. En novembre 2013, le porte-parole du gouvernement turc s’exprime subtilement sur la possibilité d’une reconversion en mosquée. Bülent Arinç avait déclaré : « Aujourd’hui nous voyons une Sainte-Sophie triste. Nous espérons que très bientôt elle retrouvera le sourire ». Il faut préciser que le  porte-parole du gouvernement qui a effectué cette annonce était un ancien compagnon de route d’Erbakan. Egalement, il faut dire que quelques mois avant cette déclaration, une commission parlementaire chargée d’étudier la question avait été créée.

Critiques occidententales et demande populaire

Les gouvernements Occidentaux critiquèrent cette déclaration et accusèrent le gouvernement de provocation. Pourtant, la militance pour la restitution d’Ayasofya à l’Islam n’était pas  du simple fait de la classe politique. Comme dans les années 1970, elle incombait également à de nombreuses organisations conservatrices. Ainsi le 29 mai 2014, jour de célébration de la conquête d’Istanbul, l’une d’entre elles se démarqua. L’association de jeunesse AGD (Anadolu Gençlik Dernegi) organisa ce jour un rassemblement pacifique de plusieurs centaines de milliers de personnes. Leur but ? Prier dans Ayasofya. Ce rassemblement prit la forme d’un programme religieux : prière collective du matin sur la place Sultanahmet, récitation du Coran, cours religieux et invocations. AGD reproduit ce programme appelé Fetih namazi (« prière de la conquête ») jusqu’en 2019.

Sainte-Sophie, un enjeu politique

basilique sainte sophie

Prière musulmane organisée le 29 mai 2016 devant Sainte-Sophie.

Néanmoins, s’il a laissé entrevoir de l’espoir, le pouvoir turc n’était pas encore décidé à trancher. Sujet aux pressions de l’Occident, celui-ci resta prudent sur la question. Cependant, la politisation autour du retour à l’Islam du lieu franchit un nouveau cap quand il s’invita dans les campagnes électorales. Auparavant, il n’y avait pas lieu de se poser la question et seuls quelques partis d’obédience islamique étaient attachés à la question. Mais les récentes polémiques ont crispé l’opinion turque. Il n’était plus seulement question de laïcité, mais de souveraineté nationale et de l’ingérence étrangère.

Ainsi, la restitution d’Ayasofya à l’Islam avait été au cœur de la campagne des élections municipales de 2014. Elle le fut également pour la campagne des présidentielles de 2018. Interpellé par un candidat de l’opposition sur le sujet, le président Erdogan déclara : « Remplissez d’abord la mosquée Sultan Ahmed (mosquée bleue) qui est vide ». En mars 2019, dans le cadre de la campagne pour les élections municipales, il adopta un changement de position. A quatre jours du scrutin, il répondit : « après le 31 mars, Sainte-Sophie pourra redevenir ce qu’elle était avant ».

Le processus juridique

En 2019, une association porta devant la Cour Suprême de Turquie une affaire qui allait changer la donne. Pour eux, le titre de propriété disponible dans les archives indiquait que Sainte-Sophie n’était pas un musée, mais une mosquée. Ce même document indiquait que le propriétaire était la fondation (Vakif) du Sultan Mehmet, et personne d’autre. Donc, le 2 juillet 2010, la 10ème chambre de la Cour Suprême turque dut trancher. Ainsi, le 10 juillet, c’était officiel : la transformation d’Ayasofya en musée est illégale, Ayasofya est une mosquée. Dans la foulée, le président Erdogan signa un décret abrogeant celui de Kemal signé 86 ans plus tôt. Ayasofya était une mosquée, et le resterait. Le 24 juillet, près de 350.000 fidèles affluèrent pour la première prière organisée depuis plus de 86 ans. Ali Erbas, président des affaires religieuses, prononça le premier sermon, disponible ici.

mosquée sainte sophie

Sainte Sophie en date

Époque byzantine

 

360 : Inauguration de la première église par l’empereur Constance II

404 : Destruction totale de l’édifice lors d’une émeute

415 : Inauguration de la reconstruction de l’édifice par l’empereur Théodose II

532 :  Destruction totale lors du soulèvement Nika

537 : Inauguration de la reconstruction de l’édifice par l’empereur Justinien

558 : Destruction du dôme principal lors d’un tremblement de terre

726 : Destruction des icônes par l’empereur Léon l’Isaurien

869 : Destruction de la coupole lors d’un séisme

989 : Nouvelle destruction de la coupole lors d’un séisme

1204 : Pillage de l’édifice par les Croisés latins

            Transformation en lieu de culte catholique

1261 : Reconversion de l’édifice en basilique orthodoxe

1344 : Destruction partielle de l’édifice lors de plusieurs séismes

Époque ottomane

 

1453 :  Prise de Constantinople par les Ottomans

             Première prière musulmane dirigée par le sultan Mehmet II

             Construction du premier minaret

 

1462 : Transfert de propriété de l’édifice au Vakf (fondation) du Sultan Mehmet

1481 : Construction du second minaret par le sultan Bayazid II

1576 : Restauration de l’édifice par Mimar Sinan

            Ajout de deux minarets et de blocks de soutien

           Construction du mausolée du sultan Selim II

1594 : Construction des derniers mausolées par l’architecte Davut Aga

1717 : Rénovation de l’édifice par le sultan Ahmed III

1739 : Restauration de l’édifice par le sultan Mahmud I

            Ajout d’une madrasa, d’un espace sociale, et d’une fontaine à ablutions

            Statut de Külliye (complexe islamique)

1849 : Restauration de l’édifice durant le règne du sultan Abdülmecid  par les frères Fossati

1919 : Tentative de prise de l’édifice l’armée française

Époque de la République de Turquie

1931 : Fermeture pour travaux de restauration

1934 : Transformation de l’édifice en musée par Mustafa Kemal

            Enlèvement des panneaux circulaires à connotation islamique

1951 : Réintroduction des panneaux circulaires sous le gouvernement d’Adnan Menderes

1967 :  Visite du Pape Paul VI

1970 : Premiers appels de mobilisation réclamant le retour de l’édifice à l’Islam

1979 :  Visite du Pape Jean-Paul II

1991 : Réouverture au culte musulman d’une partie de l’édifice, le pavillon du Sultan

2006 : Visite du Pape Benoit XVI

2013 : Les quatre minarets font résonner l’appel à la prière

2015 : Première récitation du Coran depuis la reconversion de l’édifice en musée

2016 :  Nomination d’Önder soy, premier imam d’Ayasofya depuis sa reconversion en mosquée

10 juillet 2020 : Décision du Conseil d’Etat Turc considérant que Sainte Sophie est légalement une mosquée

24 juillet 2020 : Première prière islamique collective depuis le retour de l’édifice à l’Islam

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